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vendredi, septembre 22, 2023

Blur’s Newest Album: Unveiling « The Ballad of Darren » – Four Essential Facts

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Blur : quatre choses à savoir sur leur nouvel album « The Ballad of Darren »

Blur : quatre choses à savoir sur leur nouvel album « The Ballad of Darren »

Un album surprise créé dans l’urgence

Blur sort un nouvel album vendredi 21 juillet et c’est un évènement. Le très réussi The Ballad of Darren est leur neuvième album depuis 1991 mais seulement le deuxième en vingt ans.

Depuis le retour du guitariste Graham Coxon en 2007 après six ans de rupture, l’ancien groupe phare de la brit-pop emmené par le chanteur Damon Albarn mène une carrière sporadique, au gré de l’inspiration, le quatuor se reformant pour des concerts évènements et des tournées euphoriques, et pour de plus rares passages en studio – le dernier album The Magic Whip remonte à huit ans.

Une situation qui semble convenir à tous les membres du groupe, qui vaquent chacun à leurs occupations. L’un fait du fromage (le bassiste Alex James), un autre de la politique et de l’animation 3D (le batteur Dave Rowntree), tandis que Graham et Damon, frères ennemis depuis l’adolescence, font de la musique, l’un en solo et au sein de The Waeve, le second avec une frénésie hallucinante qui ne le laisse jamais au repos (Gorillaz, Blur, Mali Music, The Good, The Bad and the Queen, albums solos, opéras etc.).

Contrairement à trop d’anciennes gloires du rock, cet album et la tournée afférente n’ont donc rien à voir avec des questions de gros sous. Il s’agit davantage du plaisir de se retrouver, avec la fraîcheur et la spontanéité des origines, et de donner des live shows « devant une marée de sourires avec un ampli poussé à fond », dixit Graham Coxon.

Un enregistrement dans la bonne humeur

« Il y a eu des moments de joie pure » durant l’enregistrement, » s’enthousiasmait Alex James durant la même conférence de presse en mai. Le single « St Charles Square m’a fait lever du canapé et sauter de haut en bas. J’ai perdu la tête. » En studio, sous la houlette du producteur James Ford (Arctic Monkeys, Foals, Depeche Mode) l’enregistrement s’est merveilleusement déroulé de l’avis général.

Ce n’était pourtant pas gagné. « Ce serait une erreur de dire que nous sommes maintenant plus vieux et plus sages et que la vieille animosité est reléguée au passé », observe le toujours lucide Dave Rowntree dans Rolling Stone. « Mais franchement, cette fois, ça a été des sourires et des rires depuis le début de l’année », reconnaît-il : « tout ce qu’on essayait marchait ». « Dès que nous avons commencé à jouer ensemble, ça a été pure magie », ajoute Alex James. « C’était juste nous quatre et la musique dans une pièce, exactement comme lors de notre première répétition il y a 35 ans. »

Une tonalité mélancolique

Si l’entente était au beau fixe et que ce disque est né facilement, il n’est pas pour autant joyeux. Il est même imprégné d’une profonde mélancolie. Celle de Damon Albarn, grand amateur de chansons tristes, dont le spleen colle à l’âme depuis toujours et qu’il a sans doute exprimé mieux qu’ailleurs sur ses deux albums solos.

« Je suis une personne profondément plus triste dans ma cinquantaine », reconnaît le chanteur et musicien âgé de 55 ans au micro de l’AFP, mais, complète-t-il, « ce n’est pas si loin que ça du bonheur, je suis à l’aise avec la mélancolie. » Si la musique donne le change et tire de nouveau l’humeur vers le haut grâce à ses compagnons de jeu, avec une pop inventive cette fois d’une grande délicatesse, les textes sont tous teintés d’une langueur dépressive. Et Damon, qui prend parfois des accents à la Bowie, n’a jamais aussi bien chanté.

Une pochette signée Martin Parr

Après avoir envisagé un temps de mettre en couverture le visage du fameux Darren, c’est une photo de Martin Parr datée de 2004 qui a été choisie. Sur ce cliché aux couleurs contrastées comme les affectionne le photographe anglais, on voit un homme seul nager dans une piscine découverte d’un bleu vif, parallèle à la mer, elle-même d’un vert douteux, alors que le ciel est saturé d’inquiétants nuages noirs.

Il s’agit d’une piscine d’eau salée située à Gourock, en Ecosse, et l’homme qui s’était reconnu sur la photo avait été interviewé dans le Guardian en 2014. Après un terrible accident de voiture, Ian Galt a pris l’habitude de nager chaque jour dans cette piscine en plein air. Il ignorait avoir été pris en photo jusqu’à ce qu’un ami le reconnaisse dans une exposition. « Le photographe a capturé quelque chose de notre excentricité écossaise : le ciel orageux et ce cinglé qui décide d’aller nager au pire moment », s’amusait-il.

À l’époque « il fallait le vouloir pour aller nager dans cette vieille piscine victorienne. Le fond était couvert d’étoiles de mer et de coquillages et la mer s’écrasait sur le bord durant les tempêtes. Un vieil homme m’a dit qu’une fois, un requin avait été rejeté par la mer à côté de lui alors qu’il nageait. » Une belle métaphore.


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