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mercredi, octobre 4, 2023

Traque migratoire à travers les images satellites

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Des milliers de migrants en danger en Méditerranée

Selon les dernières informations des Révélateurs, la route des migrants ivoiriens vers l’Europe est devenue de plus en plus dangereuse et meurtrière. Récemment, cinq migrants ont trouvé la mort au large de Lesbos. Ces décès s’ajoutent aux plus de 2 000 morts en Méditerranée depuis l’année dernière. Le nombre d’arrivées en Grèce a également doublé au cours de cette période, mettant en évidence l’urgence de la situation.

Le parcours des migrants ivoiriens

Pour de nombreux migrants originaires d’Afrique subsaharienne, le voyage commence en Côte d’Ivoire. Les passeurs, également appelés coxeurs, utilisent Internet pour annoncer la possibilité de se rendre en Tunisie pour environ 900 euros. Ceux qui peuvent payer sont photographiés avec le poing légèrement fermé pour prouver qu’ils ont versé leur argent. Le trajet se fait ensuite en bus jusqu’au Mali, puis en convoi de pick-up. Ce périple peut durer des mois, voire des années.

Après avoir parcouru 1 900 kilomètres de désert, les migrants atteignent la frontière avec l’Algérie. Pour éviter d’être repérés, les convois empruntent des routes non-cartographiées. La traversée du désert se fait à pied et les migrants trouvent refuge dans des bâtiments en ruine. Ceux qui se font arrêter par la police algérienne sont renvoyés dans un camp au Niger, où plus de 2 000 personnes sont accueillies.

Une traversée périlleuse jusqu’en Tunisie

Arriver en Tunisie est une étape cruciale pour les migrants, mais elle n’est pas exempte de dangers. De nombreux migrants s’installent à Sfax et travaillent pour économiser afin de payer la traversée vers l’Italie, qui coûte environ 440 euros. Cependant, des tensions éclatent parfois entre les migrants subsahariens et les Tunisiens, allant même jusqu’à impliquer le président lui-même. Certains migrants sont repoussés vers le désert, où ils se retrouvent sans eau ni nourriture, selon les rapports d’ONGs.

Les migrants de Sfax prennent ensuite des bateaux de fortune, souvent en mauvais état, pour traverser la Méditerranée. Des comptes dédiés sur les réseaux sociaux fournissent des informations sur la météo et les conditions de traversée. On estime qu’il y a eu près de 80 000 tentatives de traversées, avec plus de 1 000 disparitions en mer. Ceux qui réussissent à atteindre l’île italienne de Lampedusa peuvent recevoir un bracelet, qui témoigne de leur prise en charge par des associations. Après avoir traversé cinq pays et passé des mois, voire des années, en voyage, ces migrants ont enfin atteint leur objectif : l’Europe.

Une situation d’urgence

La route empruntée par les migrants ivoiriens vers l’Europe est devenue extrêmement dangereuse et meurtrière. Les chiffres alarmants de décès et de disparitions en Méditerranée mettent en évidence le besoin urgent de solutions pour protéger ces migrants vulnérables. Les gouvernements européens et les organisations internationales doivent travailler ensemble pour faire face à cette crise humanitaire et trouver des moyens de sécuriser les routes migratoires tout en offrant des opportunités légales de migration. Il est également essentiel de s’attaquer aux causes profondes de cette migration forcée, telles que les conflits, la pauvreté et les violations des droits de l’homme, afin de créer un avenir plus sûr et plus stable pour tous.

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