AccueilAnimauxComment choyer votre cheval? Les 10 règles d'or à ne pas ignorer!

Comment choyer votre cheval? Les 10 règles d’or à ne pas ignorer!

Respecter son cheval : les 10 commandements
Crédit : Le Mag des Animaux

Pour être en harmonie avec son cheval, pour ne faire qu’un avec lui lors d’une reprise, d’un concours ou d’une promenade, cela exige un respect mutuel et de l’amour. Le cheval est un animal sensible et peureux. Il doit se sentir bien avec vous, ne pas vous craindre, mais au contraire travailler dans la confiance et la sérénité. L’époque des coups de cravache et d’éperons pour un oui ou un non est révolue. Aujourd’hui, place à ceux qui savent chuchoter à l’oreille de leur monture. Découvrez les 10 commandements pour respecter votre cheval afin de faire avec lui un binôme hors pair.

1 – Tu écouteras les émotions de ton cheval

Pour anticiper sur les réactions de votre cheval, vous devez développer une sensibilité à ses émotions, de l’empathie à son égard. Ainsi, vous repérerez ses signaux de bien-être ou d’inconfort. Lire ses expressions faciales quand vous êtes à pied, observer sa posture et tenir compte de ses vocalises, cela aide à comprendre ses états d’âme et à y répondre correctement. Savoir le rassurer quand vous percevez sa peur, le rentrer si vous le sentez fatigué, l’encourager, le stimuler, lui offrir l’occasion de libérer son énergie, tout cela vous aidera à construire une relation de confiance et de respect.

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2 – Tu protégeras son intégrité physique

L’état physique de votre cheval doit être une source permanente de vigilance. Comme tout sportif, il doit être entretenu et vous devez contrôler ses membres quotidiennement. Prendre soin de son cheval, c’est non seulement procéder au pansage et au curage des pieds à chaque fois que vous le montez, mais c’est aussi inspecter le matériel et vérifier qu’il ne provoque aucune blessure, notamment au garrot et au passage de la sangle, ainsi que dans la bouche. C’est aussi surveiller son état général et tout faire pour lui éviter les blessures et les maladies. Le protéger physiquement, c’est aussi ne jamais sauter sans protections et y renoncer si vous les avez oubliées, revenir lui mettre sa couverture l’hiver si vous l’avez oubliée et êtes rentré chez vous, ne pas lui imposer un harnachement douloureux ou trop contraignant.

La prévention comme la vaccination, l’application des antiparasitaires et les contrôles vétérinaires périodiques font partie de votre devoir si vous en êtes le propriétaire, tout comme l’appel régulier du maréchal ferrant.

Enfin, respecter l’intégrité physique de son cheval, c’est aussi respecter ses limites et ne pas le soumettre à un travail excessif, ni à des voyages trop longs et fatigants. Vous devez vous adapter à son âge, à son niveau de formation et à sa condition physique. Parfois, avec un jeune cheval, le cavalier peut montrer des signes d’impatience, mais l’animal doit prendre le temps d’acquérir les nouvelles compétences. De même, avec un cheval qui prend de l’âge, il peut être tentant d’attendre de lui des performances qu’il a su atteindre à un moment, mais que le temps ne lui permet plus de répéter. Accompagnez votre cheval dans son évolution, sans précipiter ni refuser le changement.

3 – Tu répondras à ses besoins

Si le cheval a des besoins primaires tels que manger et boire, auxquels il est évident de répondre de manière adaptée et équilibrée, il a aussi besoin d’un temps d’exercice puis de repos, de stimulation, d’occupation et de calme. Certains s’ennuient dans leur box. C’est pourquoi on place parfois une petite chèvre auprès d’eux ou des friandises à grignoter sur la porte. Dans tous les cas, le programme d’activité et de repos doit être bien réfléchi et adapté avant tout à l’animal plutôt qu’au planning du cavalier. Un cheval, en moyenne, ne doit pas travailler plus d’1 h 30 à 2 heures par jour. Il lui faut également des soins et de l’attention, des encouragements, des moments de douceur en votre compagnie. Il a besoin de votre présence dans son box et non uniquement sur la carrière. En échange de votre affection et de votre diligence, vous recevrez sa confiance et son amitié, une harmonie et une compréhension mutuelle. Les cavaliers les plus proches de leur animal peuvent recevoir une joie manifeste et un accueil personnalisé en langage non verbal équin, notamment quand ils ouvrent la porte de son box !

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4 – Tu travailleras avec lui dans la bienveillance

L’éducation à la trique est totalement dépassée et ses effets nocifs ont été maintes fois prouvés par des études. Place aux apprentissages dans la bienveillance ! S’engager dans un travail avec un cheval ne peut être réussi qu’avec une approche éducative positive qui privilégie les encouragements, les caresses et les récompenses plutôt que les réprimandes. Cela n’empêche nullement de poser des limites fermes. Motivé et en confiance, un animal (tout comme un humain, d’ailleurs), apprend mieux et prend plaisir à coopérer. Chaque cheval évoluant à sa propre vitesse, il est nécessaire d’adapter les entraînements à ses capacités du moment, ce qui évite à la fois une fatigue inutile et une frustration décourageante.

La patience est l’une des bases du respect d’un cheval. À cela, la constance est indispensable pour que l’animal comprenne vos attentes et puisse y répondre. Établir avec lui une communication claire, tant verbale que non verbale, l’aidera à progresser.

5 – Tu apprendras son langage

Pour comprendre le langage de son cheval, il faut avant tout savoir l’observer. Avec le temps, vous vous familiariserez avec ses différents signaux, comme l’orientation de ses oreilles, son regard, la position de sa queue… Peu à peu, vous allez comprendre ses demandes et ses émotions. C’est ce qui vous rapprochera. Vous pourrez ainsi lui répondre et plus la communication interspécifique sera fluide, plus le lien se resserrera. Vous entendrez ses alertes, pallierez son inconfort, savourerez son contentement. En lui répondant favorablement, vous gagnerez sa confiance et il se sentira considéré et valorisé. C’est aussi cela, respecter son cheval.

Ne vous découragez pas si vous ne le comprenez pas immédiatement, comme le rappelle le renard au Petit prince de Saint Exupéry, il faut s’apprivoiser. Ainsi, votre cheval sera unique à vos yeux et vous serez unique pour lui.

6 – Tu l’éduqueras avec patience

La patience est l’une des qualités que doit posséder un cavalier. S’il ne l’a pas, il doit la cultiver. Encourager chaque progression, même minime, pour donner confiance à l’animal, instaurer un climat dans lequel il se sente serein est important pour qu’il garde sa motivation et ressente l’envie de collaborer. Certains chevaux sont plus lents que d’autres pour réussir certains exercices, mais cela ne signifie pas pour autant que leur potentiel soit moins bon. Une pression excessive en revanche, même sur un cheval doué, peut amener à « le casser » ou provoquer des aversions. Il doit avoir le droit d’échouer avant de réussir. Encourager sans précipiter est un équilibre difficile à trouver, mais essentiel dans le respect de son animal. Comme chez l’humain, l’apprentissage se fait dans la répétition et la consolidation.

7 – Tu te mettras à jour régulièrement

Respecter son cheval, c’est aussi se tenir à jour des évolutions en hippologie et en comportementalisme. Cela implique de se renseigner régulièrement sur l’alimentation, les soins, l’éducation, la santé… même si votre cheval est pris en charge dans un club et soigné par un palefrenier. En outre, l’éthologie évolue constamment. Elle peut apporter des changements dans l’approche des disciplines équestres et les interactions avec la plus noble conquête de l’homme.

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Il existe de nombreuses formations, ateliers et stages pour élargir ses connaissances et balayer ses certitudes. Échanger avec d’autres propriétaires, avec des professionnels extérieurs à son club de prédilection, sont des occasions enrichissantes pour mieux comprendre son animal.

8 – Tu offriras un environnement adapté à sa nature

Il ne suffit pas d’avoir un pré pour rendre son cheval heureux. Qu’il soit en liberté ou en club hippique, votre cheval doit bénéficier d’infrastructures adaptées à sa nature. Il doit pouvoir se déplacer, socialiser avec d’autres chevaux et explorer son environnement. Son espace doit être suffisamment vaste s’il est au pré pour pouvoir se déplacer à toutes les allures et interagir avec des congénères. Il doit aussi pouvoir se mettre à l’abri des conditions climatiques difficiles et bénéficier d’une litière propre. De même en club hippique, il doit pouvoir être stimulé s’il tourne en rond dans son box et regarder par la fenêtre les va-et-vient des humains et des chevaux autour de lui.

Enfin, il doit être protégé de tout danger extérieur. Au pré, grâce à des clôtures solides, et au box, avec un système de fermeture robuste.

9 – Tu le protégeras

Protéger son cheval, c’est lui éviter les dangers, les maladies, les virus, les accidents, les blessures, l’ennui, la chute du moral… C’est veiller à tous les éléments qui entourent sa vie, c’est aussi s’assurer de son équilibre mental en lui apportant son affection. C’est lui parler, le caresser, échanger avec lui. C’est faire preuve de vigilance, tant lorsque vous êtes sur son dos que lorsque vous êtes à pied. C’est aussi vous assurer de son confort quand vous n’êtes pas auprès de lui. Respecter son cheval, c’est exercer de grandes responsabilités. C’est même veiller au respect de ses droits d’animal sensible.

10 – Tu seras digne de sa confiance

Être digne de la confiance de son cheval implique d’adopter une attitude constante, sans mauvaise surprise pour lui dans vos interactions. Pas de coups de colère brutaux, pas d’impatience subite, pas de changement de comportement inopiné. Vous devez être prévisible pour votre cheval afin qu’il puisse anticiper vos réactions, savoir à quoi s’attendre.

Être digne de sa confiance, c’est aussi toujours défendre les intérêts de votre animal, sans le laisser tomber si la situation se complique. C’est être présent pour lui et provoquer un sentiment de sécurité, de sérénité en lui. C’est être attentif à lui et veiller à son équilibre. Votre cheval doit sentir qu’il peut compter sur vous dans toutes les situations, y compris quand il est en moins bonne forme ou anxieux. Être digne de sa confiance, c’est faire preuve d’assez de bienveillance pour que votre compagnie le rassure. C’est accepter des sacrifices de votre part à son profit.

Finalement, respecter son cheval, c’est établir une relation fondée sur la compréhension mutuelle, la bienveillance et la confiance. C’est communiquer avec clarté et constance, et c’est accepter les limites de son animal. C’est le prendre comme il est, avec ses difficultés, ses émotions et ses besoins. C’est comprendre que votre cheval est un être sensible, pas un accessoire de loisir.

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