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Quels sont les 5 animaux qui peuvent se reproduire sans mâle ? Découvrez-les ici !

5 espèces d'animaux pouvant se reproduire sans mâle !
Crédit : Le Mag des Animaux

Il est parfois difficile d’imaginer un monde différent de celui que nous connaissons. Cet article vous invite à découvrir un univers où la reproduction peut se faire sans mâle. Nous allons évoquer 5 espèces animales qui ont recours à la parthénogenèse.

Comment se fait la reproduction sans mâle ?

La parthénogenèse est un processus de reproduction asexuée où les embryons se développent à partir d’un ovule non fécondé. Autrement dit, la reproduction parthénogénétique ne nécessite pas de fécondation par un gamète mâle pour produire une progéniture. Ce phénomène est observé chez divers organismes, principalement chez les invertébrés et les reptiles, bien que des cas aient également été signalés chez certains poissons, amphibiens et oiseaux.

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Lors de la parthénogenèse, l’ovule subit une division cellulaire mitotique, quatre étapes qui conduisent une cellule « mère » à se diviser en deux cellules « filles » pour produire un embryon qui se développe ensuite normalement en un individu complet.

Le degré de complexité de ce processus peut varier selon l’espèce. Certains animaux pratiquant la parthénogenèse produisent des clones exacts de la femelle parente, tandis que d’autres peuvent générer une diversité génétique grâce à des mécanismes de recombinaison génétique ou de polyploïdie.

Pourquoi choisir ce mode de reproduction ?

La plupart du temps, la parthénogenèse n’est pas le seul mode de reproduction et se présente chez des animaux qui se reproduisent habituellement sexuellement (requins ou varan de Komodo, par exemple). Elle est alors dite « facultative ». Mais elle peut être « obligatoire », chez des espèces qui n’ont pas développé d’autre stratégie pour assurer leur descendance. C’est le cas chez les espèces dont tous les individus sans exception sont femelles.

Le choix de la parthénogenèse facultative souligne la capacité de certains animaux à s’adapter à des conditions environnementales qui peuvent être difficiles. Elle offre des avantages en termes de survie. Mais elle peut également présenter des inconvénients en termes de diversité génétique.

Nous allons maintenant aborder 5 cas concrets emblématiques.

1 – Chez nos chères abeilles domestiques

L’exemple de l’abeille domestique est surprenant. En effet, si son univers est résolument féminin, la colonie étant dominée par une reine et des ouvrières, il existe des bourdons qui interviennent aussi et surtout dans la reproduction. Mais cette intervention ne concerne pas la reproduction de toutes les abeilles de la ruche. Examinons cela d’un peu plus près.

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Les ouvrières sont responsables de la collecte du nectar et du pollen, de la construction et de l’entretien de la ruche, ainsi que de l’alimentation et de la protection des larves. Les bourdons sont les mâles de la colonie et leur principal rôle est de se reproduire avec une reine lors du vol nuptial. Mais, ces bourdons sont issus d’œufs non fécondés par le sperme d’un mâle. Ce processus correspond bien à la parthénogenèse dont nous avons donné le détail plus haut. L’abeille mâle (ou faux bourdon) est dite « haploïde » parce que les chromosomes qu’il possède sont en simple exemplaire. En comparaison, une abeille femelle (ouvrière ou reine) est issue d’un œuf fécondé avec du sperme. Ces abeilles sont dites « diploïdes » parce qu’elles possèdent des chromosomes qui vont par paire.

2 – Chez le condor

Les condors de Californie (Gymnogyps californianus), une espèce en danger critique d’extinction, sont étroitement surveillés en raison de leur faible nombre, avec seulement 525 spécimens en 2019, dont 219 en captivité. Cependant, ces oiseaux sont capables de se reproduire par parthénogenèse, ce qui donne une lueur d’espoir pour leur conservation future.

C’est une parthénogenèse facultative car l’oiseau peut aussi se reproduire de la manière habituelle, issue de la rencontre entre un mâle et une femelle. Jusqu’au début des années 2010, ce type d’observations se limitait à des cas isolés chez des dindes domestiques et des poulets. Mais une étude publiée dans le Journal of Heredity en octobre 2021 par une équipe de recherche du zoo de San Diego (États-Unis) a révélé deux cas chez des condors de Californie. Les condors femelles concernées étaient pourtant entourés de mâles fertiles. C’est un mystère supplémentaire qui reste à ce jour sans réponse. Les cas rencontrés jusque-là chez les oiseaux s’expliquaient par l’absence de mâle. Chez les deux condors en question, les deux mères s’étaient déjà accouplées et avaient eu des petits.

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3 – Chez les scorpions

Les scorpions sont connus pour leurs venins et leur aspect redoutable. Mais saviez-vous que certaines espèces se reproduisent uniquement par parthénogenèse ?

Les scorpions sont des arachnides nocturnes prédateurs qui occupent une grande variété d’habitats, allant des déserts aux forêts tropicales. Ils se cachent souvent pendant la journée pour éviter la chaleur intense, puis redeviennent actifs la nuit pour chasser leurs proies, principalement d’autres invertébrés tels que les insectes et les araignées.

La plupart des scorpions se reproduisent par reproduction sexuée, mais une quinzaine d’espèces sont aussi parthénogénétiques. Le cas classique (le premier décrit d’ailleurs) est celui de Tityus serrulatus qui ne donne que des femelles. Tityus meteuendus, lui, ne donne que des mâles, tandis que Tityus neblina donne à la fois naissance à des mâles et des femelles.

4 – Chez les phasmes

Certaines espèces de phasmes, ces insectes qui ressemblent à des brindilles ou à des feuilles, se reproduisent aussi par parthénogenèse. Ils sont principalement herbivores, se nourrissant de feuilles et de végétaux, ce qui les fait contribuer à la régulation des populations de plantes dans leur écosystème.

En combinant reproduction parthénogénétique et mimétisme, les phasmes démontrent une remarquable adaptation à leur environnement.

5 – Chez les orthoptères

Les orthoptères comprennent les criquets, les grillons et les sauterelles. Locusta migratoria et Schistocerca gregaria peuvent engendrer de manière spontanée de la descendance femelle à partir d’œufs non fécondés, comme chez les abeilles.

Chez Loxoblemmus frontalis, une espèce de la famille des Gryllidae, la descendance est à la fois mâle et femelle. Toutefois, si l’insecte est infecté par la bactérie Wolbachia, la descendance ne devient que femelle, car ce sont elles uniquement qui transmettent le parasite.

En début d’article, nous avons également mentionné les requins. En ce qui les concerne, les chercheurs ont montré qu’ils ont eu recours à la parthénogenèse pour faire face aux différentes extinctions de masse qu’ils ont traversé pendant 400 millions d’années, leur assurant la survie, contrairement à de nombreuses espèces qui leur étaient contemporaines.

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